25 juin 2010

Assemblée Générale 2010

ASSEMBLEE GENERALE
MARDI 29 JUIN 2010
A 18H30
MAISON DES JEUNES ET DE LA CULTURE
A MARTIGUES

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06 décembre 2008

SOUTIEN A ALAIN REFALO INSTITUTEUR

POUR TEMOIGNER DE VOTRE SOUTIEN A ALAIN REFALO
VOUS POUVEZ SIGNER LA PETITION EN CLIQUANT SUR LE LIEN :


http://31.snuipp.fr/spip/spip.php?article33

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08 octobre 2008

LETTRE OUVERTE A LA PROVENCE

LETTRE OUVERTE à La PROVENCE


Votre article du 22 septembre 2008, rendant compte de l’ouverture du jardin de la maison de Charles Maurras à Martigues pour les journées du patrimoine, nous fait réagir.

Certes, vous mentionnez bien que Charles Maurras est « l’un des membres fondateurs de l’Action française, mouvement nationaliste et royaliste », mais sans plus de commentaire. Nous aurions aimé, non que vous passiez l’évènement sous silence, mais que vous le replaciez dans le contexte actuel, en informant vos lecteurs de la personnalité de Charles Maurras et du symbole qu’il représente encore dans les milieux d’extrème-droite.

Car Charles Maurras ne fut pas seulement nationaliste et monarchiste, il se fit aussi le chantre de l’antisémitisme, depuis l’affaire Dreyfus jusqu’à sa mort, tenant dans son journal « l’Action française » des propos outranciers d’une rare violence (voire orduriers), qui lui valurent par deux fois d’être condamné pour menace de mort. Il apporta son soutien à Mussolini et à Franco, inspira Salazar et surtout « la révolution nationale » de Pétain. C’est ce qui lui valut d’être condamné à perpétuité en janvier 1945 et radié de l’Académie française.

Hélas aujourd’hui, et quelques clics sur Internet le montrent aisément, des associations et organisations de droite tentent de le réhabiliter cherchant à montrer que « sa pensée est d’actualité » et pourquoi pas, à faire de sa maison un lieu de pèlerinage. S’il n’a pas été un homme d’action, il a été l’un des inspirateurs de ces idéologies de haine qui ont eu pignon sur rue de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe et que certains cherchent à faire refleurir aujourd’hui.

Nous pensons ne pas être les seuls citoyens de Martigues qui apprécieraient peu de grands rassemblements d’extrème-droite à la mémoire de Charles Maurras dans notre ville.

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17 juillet 2008

Carte postale de l’été 2008 : "Les cages de la République"



Beslan a 4 ans. Beslan est arrivé en France en 2006 avec ses parents et sa petite sœur. Malgré les refus successifs de l’OFPRA de leur accorder l’asile qui les mettrait à l’abri de la répression russe en Tchétchénie, ils sont restés dans notre pays. Ils avaient foi en l’Europe démocratique et en la Patrie des Droits de l’Homme. Après une courte tentative infructueuse de refuge en Belgique, ils sont revenus et ont été arrêtés en France, puis enfermés (pardon, retenus !!) au centre de rétention administrative de la zone aéroportuaire Saint-Exupéry (Lyon).Comme tous les petits garçons de son âge, Beslan a besoin pour grandir de développer ses rapports aux autres et aux objets qui l’entourent. Pour accompagner cette découverte de la réalité de l’espace et de l’humanité du temps, notre époque dite moderne et innovante n’a pas encore trouvé mieux que l’école maternelle de la République et quelques outils simples (feuilles de papier, crayons de couleurs, peintures, cubes, aquarium, bouts de ficelles). Dans le CRA de Saint-Ex, enclos grillagé au milieu d’une zone technique à deux pas du tarmac qui attend les expulsés (pardon, les reconduits !!), c’est la classe maternelle qui manquait le plus à Beslan, dont on l’avait privé en obligeant ses parents à l’errance hexagonale. A défaut de structure scolaire, des lots de feuilles et de couleurs permettaient à Beslan d’occuper par le dessin l’aridité de ses journées dans la morne cellule vidéosurveillée où ils étaient confinés « en famille ». A défaut de petits copains de maternelle, Beslan dessinait ses rêves de petit garçon. Pas le rêve au sens d’une projection de ses désirs. Plutôt de ces rêves nocturnes faits de vide ou d’étouffement, grilles de lecture d’un quotidien qui nous dépasse. Grille. C’est malheureusement le mot. De tous les dessins de Beslan accumulés pendant les 27 jours de rétention de la petite famille, il en est un qui bouleverse et révulse. Deux adultes et deux enfants dans une cage. Grisaille. Dans un angle de la grille, une caméra. Noire. Hors de la cage, en haut à droite, un soleil. Orange sanguine. Sous la cage, une bande verte. Comme une envie de pelouse. Nul besoin de commentaire composé. Le dessin parle de lui-même. Noirceur du nid-cage. Lumières colorées d’une terre d’accueil.La caméra est omniprésente. Dans le dessin comme dans la « vraie » vie offerte à ces enfants par MM Sarkozy et Hortefeux sous tant de regards détournés. La caméra, reflet du temps de l’indiscrétion numérique, outil de surveillance et de médiation obligée avec les gardiens. Une caméra entre Beslan et le soleil.Dans ces centres insipides et ternes, on perd facilement tout espoir et envies. Enfin pas tout à fait. Certaines envies ne vous oublient pas. Pendant leurs sorties quotidiennes à l’air « libre » d’une cour grillagée, le Papa de Beslan devait approcher de la caméra une feuille tracée d’un malhabile « TOILET » lorsqu’un enfant était pris de ces besoins pressants qu’on leur apprend à maîtriser. Une caméra les avait en permanence à l’œil électronique. La caméra entre Beslan et le soleil.Le dessin bouleverse par la révélation des images qui peuvent hanter un si petit Beslan. Mais le dessin révulse surtout par l’inhumanité révélée de ceux qui, cyniques et arrogants sous couvert de bonne conscience imbécile, nous entraînent petit à petit dans le chaos en détricotant tranquillement des décennies de laborieuses conquêtes morales. L’institutionnalisation de la plus petite parcelle d’inhumanité est le début de la pire des barbaries. L’inhumanité qu’on formalise par des décrets qu’on oblige ensuite des fonctionnaires à appliquer. Pendant ce temps, l’Europe aseptisée légifère et interdit la fessée.Mettre un enfant en cage est inhumain.La famille de Beslan est toujours sans papiers. Malgré le réseau de solidarité qui les protège et leur a trouvé une école, ils vivent dans la terreur permanente d’être repris. De retourner dans une cage de MM Sarkozy et Hortefeux.Mettre un enfant en cage est inhumain.Beslan a 4 ans.Philippe Vuaillat / Juin 2008
( source SITE RESF )

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07 octobre 2007

Pique nique du 20/10/07+ Edito bulletin oct.07



Notre nouveau chef d'état, cet homme bon, s'emploie à persuader la gauche, la droite et l'extrême droite qu'il n'y a qu'une façon de gouverner la France : LA SIENNE.
Le président menace, le président distribue, le président s'affiche, le président fait des cadeaux. Sans relâche, nos journaux télévisés nous distillent sa démagogie digne du pire café du commerce sans que ça ne gêne tellement les journalistes et les chroniqueurs omniprésents La chasse aux bouc-émissaires est ouverte : les immigrés trahissent notre magnifique Identité Nationale, les SDF font désordre, les chômeurs sont des profiteurs, les régimes spéciaux ruinent l'état, les personnes malades abusent des soins de façon irresponsable... Cela s'appelle du populisme,... On a déjà entendu ça!
On est choqué : un Président de la République et son gouvernement, responsables d'un grand et riche pays comme la France, berceau des droits de l'homme, tiennent, en public, à tort et à travers, des propos honteux que l'on avait l'habitude d'entendre quelquefois dans la rue, au travail, dans les escaliers d'un immeuble...
On est étonné : où sont ceux qui devraient dénoncer, analyser, expliquer, mettre en perspective historique...
En fait, beaucoup s'insurgent, mais ailleurs que sur les médias “officiels”. Quelques journaux encore indépendants, des sites Internet, certains lieux culturels, les associations de défense des droits de l'homme...Tous ces anciens du PS qui n'ont pas résisté bien longtemps aux sirènes du pouvoir (l'action!, disent-ils) laissent tout un espace libre. L'histoire n'est pas écrite à l'avance :

L'opposition est morte, vive l'opposition!

Et dans notre fief de gauche ? Où se situe l’optimisme ?

Certes, nous sommes d’accord avec bien des choix faits par la municipalité, en particulier sa politique sociale.
Mais franchement, cela paraît bien la moindre des choses pour une équipe qui se réclame du communisme, et une ville…aussi riche que Martigues.
Par contre, nous attendons avec beaucoup d’impatience, peut-être bien de la candeur, que les élections à venir nous apportent un souffle de démocratie. Les derniers conseils de quartiers ne sont guère rassurants sur ce point ! Allez-y, c’est édifiant.
En tout cas, nous comptons bien participer, -ou être à l’initiative de- l’instauration de véritables débats avant le printemps.
Il nous semble que bien des positions restent à clarifier.
Nous avons encore en travers de la gorge certaines réflexions de notre maire lors de l’appel à soutenir des familles sans papiers parfaitement intégrées dans notre ville, du manque d’empressement, voire de courage, de son équipe quand il s’est agi de participer au Réseau éducation sans frontières, que pourtant nationalement les partis et syndicats de gauche soutenaient.
Nous comptons bien proposer dans les semaines à venir un questionnaire à tous les candidats aux prochaines municipales notamment sur leur positions concernant leurs propositions sur :

- La démocratie locale
- L’ouverture de la vie locale aux associations ( une maison des associations ?)
- La reconnaissance et le respect des associations autres qu’inféodées à la mairie.
- La loi Hortefeux : les tests ADN , le regroupement familial , la régularisation des sans papiers….
- Le droit de vote des étrangers hors communauté européenne aux élection locales.

A vos stylos ou vos claviers et faites nous part de vos propositions.

Il y a du travail, mais tout est possible dans cette situation assez inédite et soyons certains qu'il y a des personnes ici et partout en France capables de se faire entendre et d'autres capables de les soutenir!

Parce que nous comptons bien résister….
Tous ensemble réagissons et retrouvons nous

jardin du prieuré le samedi 20 octobre à partir de 12h pour notre pique nique de rentrée.

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