02 janvier 2008

FERZENDE TASTAN OBTIENT L'ASILE POLITIQUE

Après une condamnation scandaleuse à trois mois de prison ferme et autres ignominies pour refus d'embarquer, Ferzende Tastan, kurde de Turquie, menacée d'emprisonnement dans son pays vient d'obtenir l'asile politique de l'ofpra. Ouf de soulagement et chapeau à la mobilisation; Ferzende remercie tout le monde de l'avoir soutenu...notament par l'envoie des nombreuses cartes lorsqu'il était en prison. Nous aurons plus de renseignements dans un prochain message.

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2 Comments:

At 03 janvier, 2008 15:30, Anonymous magali said...

COMMUNIQUE DE PRESSE de RESF
Après 7 ans de lutte, M. Tastan Ferzende obtient enfin le statut de
réfugié politique !

M. Tastan Ferzende, Kurde, père de 5 enfants dont 4 scolarisés à
Marseille, actuellement emprisonné à la maison d’arrêt de Lyon pour avoir
refusé d’être expulsé vers la Turquie vient d’obtenir le statut de réfugié
politique.

Ferzende Tastan se réfugie en France en 2002 après avoir effectué 19 mois
de prison. Installé à Marseille avec sa femme et ses enfants, il sera
jugé par contumace et condamné à 12 ans d’emprisonnement. Malgré plusieurs
demandes, on lui refuse le statut de réfugié politique comme le titre de
séjour vie privée-vie familiale. Il est arrêté le 24 novembre dernier et
emmené le 10 décembre vers l’aéroport de Lyon où il refuse d’embarquer
dans l’avion.

La mobilisation sans relâche, aux côtés de la famille, du Réseau Education
Sans Frontières sur Marseille, Paris et Lyon, impliquant des anonymes, des
membres d’associations, des militants d’organisations des Droits de
l’Homme et de syndicats, ainsi que l'engagement de son avocate a permis à
Ferzende Tastan d’obtenir le réexamen de sa situation.

M. Tastan, qui ne cessait de dire qu’il risquait sa vie en Turquie, a
enfin été entendu!

Cette décision rend totalement illégitime sa tentative d’expulsion du 10
décembre dernier, ainsi que le jugement du TGI de Lyon du 21 décembre. Le
président du Tribunal avait refusé d’entendre les arguments de M.Tastan
et ceux de son avocate qui invoquaient l’article 3 de la Déclaration
Européenne des Droits de l’Homme garantissant la protection des personnes
risquant des « traitements inhumains et dégradants dans leur pays
d’origine».
Il a été alors condamné à 3 mois de prison ferme et 3 ans d’interdiction
du territoire.

M. Tastan, réfugié politique, restera donc emprisonné jusqu'en février.

Sédat Tastan, fils aîné de Ferzende, comparaîtra lui le 17 mars 2008
devant le tribunal de Bobigny pour avoir refusé d’être expulsé en mars
2007 en invoquant les risques qu’il encourait en Turquie.


Après 7 ans d’angoisse et de lutte administrative, la famille Tastan
va-t-elle pouvoir vivre enfin sereinement à l’abri de l’acharnement
policier et judiciaire ?

Nous continuerons à nous battre pour que tous les autres Sans Papiers
puissent avoir accès à ce droit élémentaire : vivre sans craindre d’être
arrêtés, emprisonnés et séparés de leur famille sous le simple prétexte
d’être sans titre de séjour.

Réseau Education Sans Frontières Bouches du Rhône (RESF 13)

Contact : resf13 : 06 31 32 48 65

_______________________________________________
Resf13-info@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf13-info

 
At 11 janvier, 2008 16:38, Blogger Ensemble Citoyens Martigues said...

SAMEDI 19 JANVIER 2008
JOURNEE EUROPÉENNE
CONTRE L'ENFERMEMENT
DES ETRANGERS

Une politique inhumaine et coûteuse
Sarkozy est passé au stade industriel de sa politique d’internement et d’expulsion des étrangers en entrant dans une "course au chiffre". De 9 000 expulsions en 2003, l’objectif a quasiment triplé en 5 ans pour atteindre 26 000 pour 2008 ! Sachant qu’une expulsion coûte 10 000 à 15 000€…
Les rafles de sans-papiers sur la voie publique ou à domicile (y compris des enfants) se multiplient pour atteindre l’objectif chiffré annuel créant ainsi volontairement un climat de peur, afin que les sans papiers restent terrés sans possibilité de revendiquer leurs droits. Un certain nombre de citoyens sans papiers, pour échapper à la capture, se sont enfuies par les fenêtres, se blessant gravement, ou se tuant.

Les Centres de Rétention Administrative (CRA) : Des prisons pour étrangers !
Ces CRA, toujours plus grands et plus nombreux, s’assimilent aujourd’hui à des camps de rétention pour satisfaire à la politique du chiffre. A Marseille, celui du Canet, est une bâtisse qui a coûté plus de 17 millions d'euros à la collectivité. Ouvert en juin 2006, il compte 136 « places » et un tribunal ! (qui statue sur les maintiens en rétention des personnes arrêtées). On y « retient » des étrangers dont le seul crime est d’être dépourvus de titre de séjour. Il remplace celui d’Arenc (lugubre hangar créé clandestinement en 1964 et qui n'a été officiellement reconnu qu'en 1981).
Ce nouveau centre, l’administration l’a voulu plus « humain », notamment pour pouvoir y enfermer des familles (plus de 300 enfants ont été enfermés en France en 2007). Mais c’est en réalité un univers carcéral : verrouillage électronique, chambre d’isolement pour les éventuels récalcitrants, visites au parloir, « promenade »…

La résistance des sans papiers
Dès lors, quel espoir pour les personnes retenues et vouées à l’expulsion vers leur pays d’origine, même si elles n’y ont plus d’attaches, même si leur sécurité n’y est pas assurée, même si leur vie, leur famille, leur travail, leur scolarité, leur avenir sont ici ? Les actes de désespoir se sont multipliés dans les CRA en 2007 : grèves de la faim, auto-mutilations, tentatives de suicide… En décembre 2006 un jeune homme turc de 22 ans, était retrouvé pendu dans sa "chambre" au centre de rétention de Marseille.
Et pourtant, les mobilisations récentes dans les CRA d’Ile de France témoignent, malgré la répression, du courage des Sans Papiers à lutter pour leur dignité.

La directive européenne de la honte
Actuellement, la durée maximale de rétention en France est de 32 jours mais une directive européenne pourrait en 2008 la faire augmenter jusqu’à 18 mois ! Il y a urgence à signer la pétition contre cette directive, à interpeller les députés européens, à soutenir l’action des sans papiers.

NON AUX EXPULSIONS – REGULARISATION DES SANS PAPIERS
RASSEMBLEMENT DEVANT LE CENTRE DE RETENTION
Angle Bd des Peintures/Bd Casanova, 13014 Marseille, métro Bougainville
SAMEDI 19 JANVIER à 15h

Collectif Sans Papiers 13 06 30 39 27 24 c.sanspapiers13@yahoo.fr
Réseau Education Sans Frontières 06 31 32 48 65 resf13@no-log.org www.educationsansfrontieres.org

 

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