04 novembre 2012

 

 Assemblée générale 2012


Bonjour à tous,

L'Assemblée Générale d'Ensemble Citoyens se tiendra le
Mardi 20 novembre salle Gallian à Martigues
 près de l’office du Tourisme
à partir de 18h00.

A l'ordre du jour, les bilans, bien sûr, mais aussi cette question récurrente ces deux dernières années : quel devenir pour Ensemble Citoyens ?

Depuis plusieurs mois, l'association fonctionne avec deux ou trois personnes. Il ne lui est donc plus possible de réagir rapidement et efficacement face au racisme toujours renaissant, et aux multiples attaques à la dignité des citoyens.

Notre activité actuellement se résume à quelques films ou débats organisés de moins en moins souvent, et au prix d'un investissement disproportionné. Nous nous sentons tellement en deçà de la mission que nous nous étions fixée. Fatigue militante ? Engagement dans d'autres associations ? Période un peu déprimante ? Sentiment d'impuissance ? Manque de dynamisme de l'équipe animatrice ?...

Ensemble Citoyens a été, pendant de nombreuses années, un élément important de la vie politique à Martigues, une véritable référence, même. Elle demeure pour beaucoup d'entre nous un épisode passionnant (et passionné) de nos vies, plein d'enthousiasme et de déboires, d'euphorie et de difficultés. Mais rien n'est éternel, et peut-être faut-il savoir passer à autre chose. Nous avons trop longtemps orchestré les indignations pour nous contenter de participer çà et là à des manifestations proposées par d'autres, ou de donner notre signature, sans plus d'investissement.

L'essentiel est que nous restions impliqués dans ces combats qui continuent à donner un sens à nos vies. Réfléchissez à tout ça, les amis, et venez nous donner les conclusions de votre activité cérébrale le 20 Novembre.
Vous recevrez bientôt la version papier par la poste car certains d'entre vous n'ont pas internet.
A très bientôt.
Ensemble Citoyens

17 octobre 2012

ASSEMBLEE GENERALE 2011


ASSEMBLEE GENERALE
ENSEMBLE CITOYENS
JEUDI 30 JUIN 2011 à 18H30
81 Rue des Laurons (*)
Réunion suivie d'un Apéro-dîner sorti du sac...
(*)Tel: 04 42 81 02 05

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08 mai 2011

D'ailleurs nous sommes d'ici- Le Concert

Au stand du Réseau Education Sans Frontière Ouest étang de Berre ... l' infatigable Fred en compagnie d'un membre du Resf13, Florimond.
La soirée contre le racisme et pour la régularisation des sans papiers va pouvoir commencer...le public-militant arrive

Le groupe "les petits d'homme" se lance et ouvre la soirée de soutien aux sans papiers organisée par le collectif "D'ailleurs nous sommes d'ici"

Un petit coup à boire et quelques douceurs dans ce monde de brute ça fait du bien. Les fonds récoltés par la vente des victuailles préparées et servies par les bénévoles-militants, seront intégralement utilisés pour le soutien aux sans-papiers et pour Y.E.dans le procès qu'il intente aux policiers pour violences.
A l'extérieur comme à l'intérieur les paroles circulent...
On parle de tout mais pas de rien
Le groupe "Naïas" prend la relève ...leur nom est celui du (ou d'un) des derniers bâteaux construits dans les chantiers navals de Port de Bouc. Tout le monde ne comprend pas la langue mais avec l'aide des gestes le message passe...
Pendant que les techniciens s'agitent pour le changement de groupe c'est Fred qui s'y colle pour le discours politique avec un petit quiz en introduction, dans lequel Guéant et hortefeux jouent les seconds rôles mais pas les seconds couteaux...Besson s'en tire bien mais on ne l'oublie pas...
Gari Greu et son groupe clôturent la soirée en commençant tout doux et tranquille avec la tchatche habituelle ....
MERCI A CELLES ET CEUX QUI ONT PERMIS LA REUSSITE DE CETTE MANIFESTATION: MILITANTS, TECHNICIENS,MUSICIENS...
RENDEZ-VOUS DANS PAS LONGTEMPS AFIN DE CONTINUER LA LUTTE...

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23 avril 2011

En souvenir de monsieur Soilihi

Les images de la mobilisation contre l'expulsion de monsieur Soilihi à l'aéroport de Marignane

http://latelelibre.fr/libre-post/expulsion-dun-sans-papier-comorien-a-marseille/

CONCERT DE SOUTIEN AUX SANS PAPIERS

VENDREDI 6 MAI VENEZ NOMBREUX
SOUTENIR YANNICK ET TOUS LES AUTRES
A PARTIR DE 19HOO
SALLE DU GRES A MARTIGUES.....


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07 avril 2011

SAMEDI 28 MAI 2011: MOBILISATION CONTRE LE RACISME, CONTRE LA POLITIQUE D'IMMIGRATION DU GOUVERNEMENT ET POUR LA REGULARISATION DES SANS PAPIERS


VOUS POUVEZ SIGNER LA PETITION SUR LE SITE:


http://dailleursnoussommesdici.org/

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04 avril 2011

Les révolutions Tunisiennes, Égyptiennes...



Un grand espoir est né

sur les bords de la Méditerrannée...

Où en sont ces pays?

Quelles perspectives?


Ensemble citoyens

vous invite à en discuter

Vendredi 8 avril à 18h30

Salle Prévert

(près de la Maison des Jeunes et de la Culture de Martigues-place du 8 mai 1945)


Le débat sera animé par:

Henni Mohamedi BOUZINAH ( radio KALIMA)

Serge KHOUPIGUIAN ( radio GALERE)

des représentants du Collectif SOLIDARITE MAGHREB

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18 février 2011

Nouveau texte de Pierre Stambul


Intervention à Vannes (29 janvier 2011)
Par Pierre Stambul
(Bureau National de l’Ujfp)
Peut-on critiquer Israël ?
Le sionisme est-il un obstacle à la paix ?
Peut-il y avoir une paix juste avec le sionisme ?

Dans une guerre qui dure en fait depuis près d’un siècle, une issue ou un compromis auraient dû intervenir depuis longtemps. Pourquoi n’est-ce pas le cas ?
Le sionisme et la théorie du « transfert ».
La colonisation sioniste et la création de l’Etat d’Israël se sont accompagnées d’un négationnisme total (j’emploie intentionnellement ce mot qui est très chargé symboliquement dans l’Histoire juive) vis-à-vis des Palestiniens. Dès le départ, pour les futurs Israéliens, la Palestine n’existe pas. Dans les livres scolaires israéliens, on nie l’existence d’un peuple palestinien. On explique que les Ottomans ont installé dans la région des populations venues de diverses régions de l’empire et peu importantes numériquement. Il s’agit de justifier a posteriori un des mensonges fondateurs, l’idée (proférée par Zangwill) de la « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». On y ajoute contre toute vraisemblance quelques énormités comme l’idée que les Juifs auraient toujours vécu en « Eretz Israël » ou qu’ils sont majoritaires à Jérusalem depuis les années 1800.
Bien sûr, les dirigeants sionistes avaient bien conscience à leur arrivée que les Palestiniens représenteraient un obstacle à leur projet. Les futurs dirigeants Ben Gourion et Ben Zvi pensaient (ils l’ont écrit en 1918) que ces « fellahs » qui vivaient en Palestine étaient probablement descendants des Hébreux (ils n’avaient pas tort) et que donc, ils accepteraient le projet sioniste (là bien sûr, ils se trompaient). À l’époque, même dans la gauche européenne, le colonialisme est considéré comme un phénomène positif, le monde européen apportant la civilisation à des peuples moins développés. Mais dès l’arrivée des premiers colons sionistes, ce qui est mis en place, c’est une dépossession progressive des Palestiniens de leur propre pays. Le KKL (Fonds National Juif) s’approprie par tous les moyens des terres pour les Juifs. L’Agence Juive crée les embryons d’un futur Etat Juif dans lequel les Non-juifs n’ont aucun droit. Le syndicat Histadrout défend dans ses statuts le « travail juif ». Quand les Palestiniens réalisent ce qui est à l’œuvre, c’est la première grande révolte (Hébron 1929). Dès cette époque, le courant « révisionniste » du sionisme dont le dirigeant est Vladimir Jabotinsky élabore la théorie du transfert. Puisque les Palestiniens sont décidés à résister, il faut élever entre les Juifs et eux une muraille infranchissable. Le concept de ce qui deviendra 70 ans plus tard le Mur (de l’apartheid) est né. Il propose de déporter les « Arabes » au-delà du Jourdain.
Le sionisme a gommé les différences idéologiques. Dire « gauche sioniste », c’est un oxymore. La droite sioniste a toujours dit et fait. La prétendue gauche sioniste a utilisé la novlangue. Elle a fait et elle continue de faire ce que la droite dit.
Dans l’idée de transférer les Palestiniens, les dirigeants sionistes ont reçu une aide précieuse de la part du colonisateur britannique quand celui-ci a réprimé la révolte palestinienne de 1936 (plus de 12000 morts et toute « l’élite » palestinienne exilée). En 1948, le transfert (l’expulsion des Palestiniens) était programmé avec le plan Dalet. La préméditation de cette entreprise, constamment proclamée par les Palestiniens a été confirmée par les historiens israéliens (entre autres Ilan Pappé) au moment de l’ouverture des archives. Une petite minorité de Palestiniens a échappé à la Naqba (la catastrophe) et a pu rester. 50 ans plus tard, l’historien sioniste Benny Lévy qui a pourtant reconnu les crimes de guerre de la guerre de 48 estime qu’il aurait fallu tous les expulser. Pour gagner les élections de 2001, Ariel Sharon a fait campagne sur le mot d’ordre « achever la guerre de 48 » et donc expulser tous les Palestiniens, y compris ceux qui ont la nationalité israélienne. En 1967, la conquête et la colonisation étaient programmées. En 1993, signer les accords d’Oslo sans une remise en cause prévue des centaines de milliers de colons établis à Jérusalem et en Cisjordanie n’avait aucun sens.
Aujourd’hui en Israël et c’est tragique, une majorité de l’opinion pense que, tout comme les Amérindiens des Etats-Unis ou les Aborigènes d’Australie, les Palestiniens deviendront à terme totalement marginalisés et incapables de réclamer leurs droits. Les seules nuances portent sur la façon d’en finir (déportation, encerclement dans des bantoustans, Etat palestinien croupion, institutionnalisation de l’Apartheid …). Pour cette opinion, la « légitimité » d’un Etat juif allant de la Méditerranée au Jourdain est indiscutable et les Palestiniens sont des intrus et des terroristes. Les mots d’ordre mille fois répétés (« Arafat est un nouvel Hitler », « les Palestiniens veulent continuer l’œuvre des Nazis ») deviennent des évidences à force d’être martelés.
Une manipulation de l’Histoire et de la Mémoire juives
Il faut lire les sites sionistes pour mesurer l’étendue de la névrose collective actuelle. Des résistants juifs comme Stéphane Hessel ou Edgar Morin sont accusés d’antisémitisme. D’authentiques néonazis regroupés dans une délégation de 35 parlementaires européens d’extrême droite visitent Israël et sont reçus à la Knesset sans aucune protestation. Jean-Marie Le Pen arrive en troisième position aux élections présidentielles dans le vote des Français vivant en Israël. Des crimes évidents et avérés sont niés : le jeune Mohamed tué dans les bras de son père devant la colonie de Netzarim à Gaza, les Turcs du Mavi Marmara accusés d’avoir agressé les soldats israéliens, la mort -- après avoir reçu une grenade-- d’une Palestinienne de Bil’in présentée comme une manipulation ... Comment en est-on arrivé là ? Sans le sionisme, c’est incompréhensible.
Le sionisme est une réponse, fausse, à l’antisémitisme. Il repose dès le départ sur une « théorie de la séparation », l’idée que l’antisémitisme est inéluctable, que Juifs et Non-juifs ne peuvent pas vivre ensemble. Les sionistes n’ont joué qu’un rôle négligeable dans la lutte contre l’antisémitisme et dans la lutte contre les pogromistes. Au contraire dès le début, ils ont utilisé l’antisémitisme pour inciter les Juifs à partir.
Pour un tel projet, il a fallu récrire l’histoire. D’abord à qui s’adresser ? Il existait de nombreuses communautés juives ayant une communauté de destin liée à la religion. Ces communautés avaient des langues différentes (ladino, judéo-arabe, yiddish …), des coutumes et des rites différents. Les sionistes ont présenté la diaspora comme une parenthèse inintéressante faite de souffrances à laquelle le « retour » mettrait fin. Alors que la majorité des fondateurs du sionisme n’étaient pas croyants, ils ont utilisé la Bible comme un livre de conquête justifiant un projet colonial.
Les plus grands archéologues israéliens (Finkelstein et Silberman) ont écrit dans « La Bible dévoilée » que le discours biblique est légendaire. La thèse de ce livre fait, sauf sur des détails, très largement consensus parmi les historiens et les archéologues. La conquête sanglante de Canaan par Josué n’a pas existé. Et pourtant, quand on traverse la Cisjordanie, on rencontre plein de colonies aux jolis noms bibliques (Efrat, Shilo, Eli, Kiryat Arba …) dont les habitants sont persuadés qu’ils reviennent sur la terre de leurs ancêtres et reproduisent l’acte de Josué. À l’époque du prétendu royaume unifié de David et Salomon, Jérusalem était un petit village de l’Age de Fer. Et pourtant dans le quartier de Silwan à Jérusalem-Est, on exproprie des Palestiniens pour faire visiter la « maison de David », le « Parc de David » …La migration des Hébreux depuis la Mésopotamie n’a pas eu lieu. Mais à Hébron, pour que les Israéliens aient seuls la possession du prétendu tombeau d’Abraham (le caveau des Patriarches), un colon extrémiste a tué 29 Palestiniens.
Dans son livre « Comment le peuple juif fut inventé », Shlomo Sand met à bas les mythes fondateurs du sionisme : il n’y a eu ni exil, ni retour. La religion juive, qui a été longtemps prosélyte, s’est dispersée mais pas le peuple. Autrement dit les Juifs d’aujourd’hui sont majoritairement descendants de convertis et les Palestiniens sont majoritairement descendants … des Hébreux. Les sionistes qui entreprennent de réfuter ces deux livres utilisent des arguments invraisemblables, comme l’idée que la « Terre Sainte » aurait eu trois millions d’habitants au moment de la destruction du Temple.
Aujourd’hui en Israël, le « mal absolu », c’est l’Arabe, c’est l’Islam. Le pays partage avec les dirigeants américains la même conception du monde. On trouve en Israël de plus en plus de textes décrivant la vie qu’ont menée les Juifs du monde arabe comme un enfer. Là encore, l’histoire est manipulée. Le statut de « dhimmi » accordé à toutes les religions du livre dans les pays musulmans n’a certes rien à voir avec la citoyenneté, mais c’était une forme de protection et cela n’a rien à voir avec le traitement des minorités dans le monde chrétien. Avant le sionisme, il n’y a eu en pays musulman rien de comparable aux pogroms qui se sont multipliés en Europe.
Il existe plusieurs périodes dans ce qu’on appelle l’antisémitisme. Pendant 15 siècles en Europe, il y a eu l’antijudaïsme chrétien. Judaïsme et Christianisme ont été longtemps en concurrence. Quand le christianisme a triomphé, il a imposé toute une série d’interdits dont la possession de la terre, il a enfermé les Juifs dans des quartiers confinés, il a propagé des stéréotypes racistes et a été à l’origine de nombreux pogroms ou expulsions collectives. C’est paradoxalement la sortie du ghetto et l’émancipation des Juifs en Europe qui a provoqué le passage le passage de l’antijudaïsme chrétien à l’antisémitisme racial, le juif personnifiant l’obstacle à tous les nationalismes européens qui rêvaient d’Etats ethniquement purs.
Là aussi, les sionistes réécrivent l’histoire. Ils essaient de faire croire que pendant ces longs siècles d’oppression, les Juifs rêvaient d’un « retour à Jérusalem ». C’est bien sûr faux. Quand l’empire ottoman a offert asile aux Juifs chassés d’Espagne, ceux-ci sont allés à Salonique ou Smyrne et pas en Palestine. Les sionistes passent sous silence le fait que toutes les personnalités juives ou d’origine juive devenues célèbres, de Spinoza à Freud en passant par Marx ou Einstein n’ont rien à voir avec le sionisme. Ils oublient le rôle fondamental des femmes et des hommes d’origine juive dans les mouvements progressistes. Un parti comme le Bund, parti révolutionnaire juif dans l’empire tsariste était profondément antisioniste. Jusqu’à la deuxième guerre mondiale, le projet sioniste était très minoritaire chez les Juifs et moins de 5% des Juifs du monde entier avaient immigré.
Les sionistes ont inventé l’idée que les communautés juives du monde entier, des Polonais aux Falachas, des Marocains aux Baltes formaient un même peuple. Ils se sont acharnés à effacer les langues, les cultures et les traditions pour imposer une identité unique, une langue unique, un « homme nouveau » avec les clichés colonialistes du pionnier se battant et défrichant son pays. Ils ont utilisé la religion et une idée de race pour définir qui était juif et avait donc tous les droits dans le futur Etat juif et qui ne l’était pas. Ils ont cultivé le « complexe de Massada » selon lequel les Juifs ont été, sont et seront toujours des victimes. Au nom de ce complexe, la souffrance et l’identité de « l’autre » n’existent plus. D’ailleurs, le deuxième pays après la Turquie à nier le génocide arménien est Israël, comme si le seul génocide existant était celui des Juifs.
D’où vient l’impunité d’Israël ?
Face à l’opinion publique mondiale, la légitimité d’Israël vient de deux idées. Le sionisme serait un mouvement de libération national et l’idée d’un Etat Juif en Palestine serait indiscutable après le génocide nazi.
Examinons cela. Le sionisme a curieusement puisé dans un terreau idéologique commun à tous les nationalismes européens de la fin du XIXème siècle. À l’époque de la chute des empires multinationaux, l’équation un peuple = un Etat s’est imposée avec le rêve fou d’Etats ethniquement purs. Cette idée meurtrière a été la cause de nombreuses guerres et elle a contribué à la montée du nazisme. Le sionisme a été un nationalisme très particulier puisqu’il a dû inventer le peuple et choisir artificiellement un territoire. Cette affinité idéologique avec les pires nationalismes explique l’admiration que Jabotinsky avait pour Mussolini.
La déclaration Balfour (1917) éclaire les rapports des sionistes avec les dirigeants européens. Les antisémites qui deviennent idéologiquement hégémoniques à cette époque considèrent les Juifs comme des étrangers « asiatiques » inassimilables. Balfour était, comme la plupart des politiciens de l’époque, un antisémite. Faire de la Palestine un foyer juif avait un double but. D’un côté se débarrasser des Juifs européens et de l’autre coloniser le Proche-Orient. Bref les Juifs qui étaient des parias en Europe devenaient des Européens s’ils partaient en Palestine.
Les sionistes ont-ils joué un rôle dans la résistance juive au nazisme ? Un faible rôle, cette résistance a été essentiellement communiste et bundiste. Pire, certains sionistes ont été aveugles ou complices. Ainsi Ben Gourion en 1933 a brisé le boycott de l’Allemagne nazi décrété par les Juifs américains. Et le futur Premier Ministre Itzhak Shamir, un des dirigeants du groupe Stern, a fait assassiner des soldats britanniques jusqu’en 1943 alors que le génocide avait déjà provoqué des millions de morts en Europe.
Après la guerre, il y a un consensus mondial pour la création de l’Etat d’Israël. Pour les Soviétiques, c’est l’espoir d’affaiblir l’empire britannique. Les armes tchèques livrées à la Haganah joueront un rôle important dans la guerre de 48. Pour l’Europe, il y a l’idée de la « fin du problème juif », puisqu’ils auront désormais un pays. Après 1945, il y a dans des camps en Europe des centaines de milliers de survivants du génocide. Le Yiddishland a disparu, ils demandent des visas pour différents pays. Contraints ou forcés, ils finissent par partir en Palestine. L’Europe s’est débarrassée de son crime sur le dos du peuple palestinien qui n’avait pas la moindre responsabilité dans le génocide. La propagande sioniste affirme l’inverse en pointant du doigt le seul dirigeant palestinien pronazi, le mufti Amine El Husseini. Dans son livre « Les Arabes et la Shoah », Gilbert Achkar montre que le mufti était totalement isolé.
Il n’y a donc pas sentiment de culpabilité des Européens sur l’antisémitisme mais soulagement. Réparer la persécution aurait été dire « vous avez été des parias, vous connaîtrez désormais égalité et fin des discriminations ». On leur a dit : « maintenant vous avez un pays, vous partez quand vous voulez ». Bref les Européens qui soutiennent inconditionnellement Israël ne sont pas franchement philosémites.
Le jeune Etat israélien a très mal accueilli les rescapés du génocide accusés par les religieux de s’être mal conduits et par les sionistes d’avoir été déportés et exterminés passivement au lieu de se battre pour « leur » pays. Ces rescapés sont toujours maltraités puisque la moitié des survivants vivant en Israël sont sous le seuil de pauvreté, faute de retraites décentes. Dès la fin des années 50, l’Etat d’Israël voit le profit à tirer d’une récupération complète de la question du génocide. C’est l’époque de la création du musée Yad Vashem (sur le territoire du village martyr Deir Yassine) et du procès Eichmann. Israël se présente comme un havre de paix pour les Juifs du monde entier. Il est vrai que beaucoup de Juifs ne savaient pas où aller ou que la résurgence d’un puissant antisémitisme en Europe de l’Est détachait les Juifs de ces pays du communisme et les poussait à vouloir émigrer. Mais en même temps, le sionisme a mis en danger les Juifs du monde arabe où ils vivaient depuis très longtemps et a provoqué leur exode. Aujourd’hui, s’il y a bien un pays où les Juifs sont en insécurité, c’est Israël et il en sera ainsi tant que durera la destruction de la Palestine. L’assimilation systématique de toute critique d’Israël à l’antisémitisme est grotesque. Israël n’a aucun droit de propriété sur l’antisémitisme ou le génocide. Au contraire, les ressemblances idéologiques entre ce qui a mené au fascisme et ce que font les dirigeants israéliens (la négation de « l’autre ») mériteraient d’être davantage examinées. À l’antisémitisme traditionnel s’ajoute aujourd’hui un « antiisraélisme » que les sionistes veulent assimiler à l’antisémitisme.
Israël est devenu, ce qui n’était pas inéluctable, une tête de pont occidentale au Proche-Orient. C’est aujourd’hui la raison principale du fait que, quelques soient les crimes commis, il n’y a jamais de sanctions. L’Etat d’Israël surarmé, dépensant l’essentiel de son budget dans l’armement et les technologies de pointe, c’est l’Etat rêvé par les dirigeants occidentaux. Penser qu’ils souhaitent un Etat d’Israël vivant en paix et sur un pied d’égalité avec les Palestiniens est une illusion. Dans leurs rapports avec les Etats-Unis, les dirigeants israéliens savent que tout leur est permis vis-à-vis des Palestiniens et que jamais les Etats-Unis ne les en empêcheront. Obama vient d’en faire la preuve.
La destruction de la Palestine
Il n’y a pas de génocide en Palestine. Pendant le massacre de Gaza (l’opération « plomb durci »), il y a eu 1400 morts et de nombreux crimes de guerre. Cela représente 0,1% de la population de Gaza. Il est plus exact de parler de « sociocide », de destruction du lien social, de l’économie, de l’unité territoriale.
L’occupation a fait éclater la Palestine en 5 entités distinctes.
 Il y a avant tout les réfugiés. Les Palestiniens sont un peuple de réfugiés. La première violation flagrante et impunie de l’Etat d’Israël a été de ne pas appliquer la résolution 194 de l’ONU (décembre 1948) qui reconnaît le droit au retour des réfugiés. Non seulement ce retour des 800000 expulsés a été immédiatement interdit, mais la quasi-totalité de la terre palestinienne a été confisquée par l’Etat ou le KKL. Des centaines de villages palestiniens ont été rayés de la carte et dynamités. Parmi les associations anticolonialistes israéliennes, il y en a une, Zochrot, qui recherche tous les anciens villages palestiniens et les fait visiter aux descendants des expulsés. Il y a aujourd’hui plus de 4 millions de Palestiniens qui dépendent de l’UNRWA, sans compter ceux qui ont émigré hors du Proche-Orient. Pour les Israéliens, ce sont des « Arabes » et les pays arabes n’ont qu’à les intégrer. C’est du négationnisme. Nier le droit au retour des réfugiés, c’est nier le crime fondateur, le nettoyage ethnique de 1948-49.
 Il y a les « Palestiniens de 48 » qui ont théoriquement la nationalité israélienne. Dans un Etat qui se dit Juif, ils sont des étrangers dans leur propre pays. Ils subissent de très nombreuses discriminations à la possession de la terre, au logement, à l’éducation et au travail. De très nombreux métiers leur sont interdits. Les taux de chômage ou de pauvreté chez eux sont très supérieurs à ceux des Israéliens juifs. Il existe de nombreux villages palestiniens non reconnus sans eau, sans électricité, sans route, sans école. La situation des Bédouins du Néguev est particulièrement scandaleuse. Plus de 100000 d’entre eux vivent dans des bidonvilles en plein désert. Dès qu’ils construisent un village, celui-ci est détruit à l’image du village d’Al-Araqib déjà détruit 9 fois. Les Palestiniens de 48 votent pour 3 partis : le parti communiste (Hadash), le Balad et le Ta’al. La répression contre eux est féroce. Le fondateur du Balad, Azmi Bishara, s’est exilé pour éviter la prison. Autre députée du Balad présente sur le Mavi Marmara, Haneen Zoabi a été agressée en pleine Knesset. Et Ameer Makhoul, le principal animateur d’Ittidjah, l’ONG qui défend les droits civiques des Palestiniens de 48, est en prison pour de nombreuses années, accusé « d’espionnage ».
 Il y a Gaza, devenu un laboratoire à ciel ouvert. Une région surpeuplée (4000 habitants au kilomètre carré) dans laquelle 8000 colons ont longtemps occupé 40% de l’espace. Les Palestiniens ont eu des élections législatives parfaitement démocratiques et ils ont été cruellement punis d’avoir « mal » voté. Le blocus qui prive les Gazaouis de nourriture, d’électricité, d’eau, de ciment, de matériel scolaire en quantité suffisante et qui leur interdit de sortir ou de pêcher est un crime de guerre. Briser ce blocus est urgent et la prochaine flottille qui partira en mai a une grande importance. La division des Palestiniens qui n’ont pas d’Etat mais qui ont deux gouvernements rivaux est une grande victoire de l’occupant. Pour les Israéliens, l’essentiel est de « ne pas avoir de partenaires pour la paix ». Quand les Palestiniens étaient majoritairement laïques, les Israéliens ont pourchassé et assassiné leurs militants en favorisant la montée des religieux. Quand le Hamas est devenu puissant, ses dirigeants (le Cheikh Yassine, Ahmed Rantissi) ont été assassinés sans jugement. En Israël, la population de Gaza a été « déshumanisée » dans l’opinion, assimilée à une bande de terroristes, ce qui explique l’absence quasi totale de réaction d’indignation lors de « Plomb durci ». L’évacuation de Gaza par Sharon a été un trait de génie. Les Palestiniens sont en train de devenir majoritaires entre Méditerranée et Jourdain. Sans Gaza, les Juifs israéliens seront encore majoritaires pendant longtemps.
 Jérusalem est devenu un point central de la guerre. Quand les Israéliens ont conquis Jérusalem-Est en 1967, il y avait la vieille ville et quelques quartiers autour. Jérusalem-Est s’étend aujourd’hui de Ramallah à Bethléem sur 4% de la Cisjordanie. Dans cette ville, il y a 300000 Juifs Israéliens à l’Ouest, 270000 Palestiniens à l’Est et 250000 colons. La judaïsation de Jérusalem-Est se fait à marche forcée. Les colonies périphériques comme Pisgat Zeev sont progressivement intégrées à l’espace urbain grâce notamment au tramway construit par Alstom et Véolia. Tout est prétexte pour construire de nouvelles colonies. Ainsi la forêt qui existait entre Jérusalem et Bethléem a brûlé le premier jour des négociations Barak-Arafat. C’est aujourd’hui la colonie de Har Homa qui arrive aux fenêtres de la mairie de Bethléem. La judaïsation frappe à présent les quartiers palestiniens. Déjà un quart de la vieille ville a été confisqué et ses habitants expropriés. Ce sont aujourd’hui les quartiers de Sheikh Jarrah et Silwan qui sont attaqués. On est clairement à Jérusalem dans une guerre de conquête où tout est permis.
 Enfin la Cisjordanie. Les Palestiniens y sont beaucoup plus nombreux que les colons, mais ces derniers les encerclent et les asphyxient. On assiste à une colonisation spatiale. Les Israéliens installent partout des stations- service, des zones industrielles, des décharges et la terre palestinienne est inexorablement réduite. Les colonies existantes disposent d’énormes espaces pour s’agrandir. Certaines sont devenues de véritables villes. Les Chrétiens sionistes américains, qui sont accessoirement des antisémites, ont largement financé la colonisation. La frontière internationalement reconnue n’existe plus et il faut une carte française pour s’apercevoir que l’autoroute Tel-Aviv/Jérusalem traverse les territoires occupés ou que l’usine de cosmétiques Ahava est en Cisjordanie. Toutes les grandes villes palestiniennes sont encerclées par les colonies et le mur. Celui-ci prive la Cisjordanie d’une large partie de son territoire. La vallée du Jourdain est quasiment totalement annexée. La Cisjordanie est morcelée avec trois statuts différents (zones A, B et C) et des centaines de check-points. L’annexion n’est plus rampante, elle est omniprésente. Quand on traverse la Cisjordanie par les routes de contournement, on ne voit plus la Palestine. Pour aller de Ramallah à Bethléem, les Palestiniens doivent faire un large détour et utiliser des routes chaotiques. L’économie réelle est réduite à peu de choses faute de possibilité d’investir et de commercer. Les Palestiniens en sont réduits à devoir acheter leur eau aux Israéliens. Bref, comme l’a écrit Zyad Clot, « il n’y aura pas d’Etat palestinien » car l’occupant a détruit la possibilité d’en faire un.
Quelle paix ?
Les Palestiniens ont fait une concession majeure en 1988 à Alger en acceptant de limiter le futur Etat palestinien à 22% de la Palestine historique. C’est sur cette base qu’ont été signés les accords d’Oslo et cela a été un gigantesque fiasco et un marché de dupes. Les Palestiniens ont reconnu Israël et Israël n’a fait que reconnaître l’OLP. Il n’a jamais été question pour les dirigeants sionistes d’accepter de rendre les territoires occupés et, soit d’évacuer les colons, soit de les pousser à accepter la nationalité palestinienne. Il n’a jamais été question de reconnaître le droit au retour des réfugiés. Entre la signature des accords d’Oslo et son assassinat, en un an et demi, Rabin a installé 60000 nouveaux colons. Pourquoi ?
À aucun moment, les négociations ne sont parties du droit international ou de l’égalité des droits entre deux peuples numériquement de même importance. La négociation a porté sur la « sécurité de l’occupant » et les accords ont attribué à l’Autorité Palestinienne un rôle de collabo avec l’occupant qui est aujourd’hui très critiqué par les Palestiniens. Même à Gaza, le Hamas subit le même phénomène. Gouverner sans souveraineté ne mène nulle part.
Une vraie négociation devrait partir de la reconnaissance du crime fondateur (le nettoyage ethnique de 1948) et des moyens de « réparer ». Commencer par là, c’est dire que le projet sioniste est illégitime. Les Blancs sud-africains ont pu dire que l’Apartheid était un crime pour faire la paix, les sionistes ne peuvent pas reconnaître la Naqba. Avec le sionisme, les Palestiniens seront toujours des intrus, les plus modérés cherchant à atténuer leur malheur.
La paix passe donc par un dépassement du sionisme ou une rupture avec le sionisme. L’existence d’un Etat Juif est illégitime. Rappelons que le seul « Etat Français » a été le régime de Vichy. Le droit international ne reconnaît que des sociétés où toutes les personnes, quelles que soient leurs origines ou leur religion, ont les mêmes droits. L’Etat Juif tel qu’il existe ne laissera jamais de place aux Palestiniens et ne peut pas accepter l’égalité des droits. La paix supposerait la fin de l’occupation, de la colonisation, le partage du territoire et des richesses, l’égalité des droits. Avec le sionisme, c’est impossible.
Le peuple israélien existe même s’il y a beaucoup à dire sur la façon dont il s’est formé. Shlomo Sand dit à ce propos qu’un enfant né d’un viol a droit aussi à l’existence. Même lui qui est partisan de deux Etats dit qu’un Etat Juif ne peut pas être démocratique. Si la paix passe par deux Etats, il n’y a aucune raison que ce soit sur la base 78%-22%.
La politique sioniste est aujourd’hui à la fois criminelle contre les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens. En détruisant la possibilité de deux Etats, les Israéliens vont se retrouver avec une lutte citoyenne pour les droits civiques dans ce qui ressemble de plus en plus à un Etat unique. Ils sont prêts à écraser les Palestiniens jusqu’au bout.
Nous n’avons pas le choix. Pour arrêter cette fuite en avant criminelle, vue l’absence durable de sanctions de la part des Etats, les citoyens doivent répondre à l’appel de 172 associations palestiniennes qui date de 2005 : BDS (boycott, désinvestissement, sanctions). Boycott total : commercial, économique, politique, scientifique, culturel, sportif … de l’Etat d’Israël tant que durera l’occupation. Il faut atteindre l’image d’Israël. Face à Michèle Alliot-Marie qui prétend que boycotter est un acte antisémite, il faut opposer ce que dit un anticolonialiste israélien, l’universitaire Neve Gordon : « je suis pour le boycott, c’est la seule façon de sauver mon pays ».
Pierre Stambul

15 janvier 2011

"Mettre fin à l'impunité d'Israël" ...suite

Pour celles et ceux qui n'étaient pas présent(e)s à la conférence-débat de vendredi 14 janvier en présence de Pierre Stambul membre de l'UJFP, la vidéo ci-dessous leur donnera un aperçu d'une partie du contenu...même si elle n'a pas été enregistrée le soir même.

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Pour vous informer sur la campagne "BDS" (boycott,désinvestissements,sanctions)

http://www.bdsfrance.org

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12 janvier 2011

Débat: Mettre fin à l'impunité d'Israël

Ensemble Citoyens organise un débat le vendredi 14 janvier à 18h30, cours du 4 septembre à Martigues, quartier de Jonquières au dessus du bar "le diplomate" en présence de Pierre Stambul, membre du bureau de l'Union Juive pour la paix.
Pour travailler le sujet vous avez accès à une documentation sur le sujet en allant sur le site : http://www.ldh-toulon.net dans la section "international"

Nous vous espérons nombreux à venir débattre avec lui.

13 novembre 2010

Stéphane HESSEL attaqué...Indignons-nous!

Peut-on critiqué Israël sans être taxé d'antisémite?
Un excellent article à lire sur le site "Rue89" à l'adresse suivante:


http://www.rue89.com/2010/11/13/stephane-hessel-violemment-attaque-pour-ses-critiques-disrael-175677

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11 novembre 2010

Pour une République solidaire, égalitaire, fraternelle

Réseau Citoyens Résistants

lancement du site depuis le 1er novembre 2010.

l'"Appel des résistants" a été lancé en 2004 à l'occasion de l'anniversaire du Conseil National de la Résistance (adopté en 1944)

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06 novembre 2010

ROMS TSIGANES GENS DU VOYAGES...QUI SONT-ILS?

A l'heure où le gouvernement stigmatise les étrangers, expulse les Roms, traque les gens du voyage, divise les français en catégories ( français de souche, français par choix), nous proposons une rencontre débat en partenariat avec la ligue des Droits de l'Homme

ROMS TSIGANES GENS DU VOYAGE...
QUI SONT-ILS?

avec ALAIN FOUREST
Président de l'association "Rencontre Tsiganes"

MARDI 16 Novembre à partir de 18h00
Maison du tourisme-Rond point de l'hotel de ville
Martigues

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04 septembre 2010

MANIF 4 SEPTEMBRE

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi pour dire "Non au racisme d'Etat, Liberté Egalité Fraternité pour toutes et tous" slogan de la banderole portée par les associations à l'initiative de l'appel citoyens "Non à la politique du pilori". (voir liste dans les précédents messages).

Nous étions nombreux à faire le déplacement de Martigues en co-voiturage...les images dans le prochain message. Si certains d'entre vous ont pris des photos vous pouvez nous les faire parvenir.

N.B.en cliquant sur le titre vous serez en lien direct avec médiapart pour "les manifs en direct" certes en léger différé

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Liberté de circulation-Les petits papiers

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Source: Gisti

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07 août 2010

APPEL CITOYEN - NON A LA POLITIQUE DU PILORI

Extrait: (...)" Nous n'accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l'ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires . Nous appelons donc l'ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de "guerre" qui menacent le vivre ensemble."(....)
"Nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l'occasion du 140ème anniversaire de la République le 4 septembre à Paris et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l'égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun."



VOUS POUVEZ SIGNER L' INTAGRALITE DE L'APPEL EN LIGNE SUR:

http://nonalapolitiquedupilori.org


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25 juin 2010

Assemblée Générale 2010

ASSEMBLEE GENERALE
MARDI 29 JUIN 2010
A 18H30
MAISON DES JEUNES ET DE LA CULTURE
A MARTIGUES

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24 avril 2010

SOUTIEN A YANNICK


TOUS AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE MARSEILLE
LE JEUDI 29 AVRIL A 14H00
POUR SOUTENIR YANNICK ET
OBTENIR L'ANNULATION DE L'OQTF.

Cliquez sur le titre pour signer la pétition

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Le CLOWN et l' HISTORIEN

C'était hier soir à la salle du Grès, l'histoire vraie de Rafaël Padilla, orphelin, né à Cuba, esclave dès son enfance, qui a connu la gloire en france à la fin du 19ème siècle grâce au cirque Medrano où il a joué le rôle du clown "chocolat".

Histoire d'une libération, histoire de nos préjugés, histoire d'une lutte contre toutes les formes de discriminations, le spectacle "chocolat" est le fruit du travail de recherche et d'écriture de Gérard Noiriel, historien et auteur, à l'école des Hautes Etudes en Sciences Sociales. En partenariat avec la compagnie "les petits ruisseaux" ce spectacle montre comment on peut rompre avec le statut de victime et devenir acteur de sa propre vie. Il met en lumière le rôle essentiel qu'ont joué les artistes issus de toutes ces immigrations dans le développement du spectacle vivant en France.

80 personnes ont assisté à la représentation de:
-Marcel Mankita (comédien), Gérard Noiriel (historien), Sacha Gattino(musicien).
Mise en scène de de Jean Yves Penafiel, décor et lumière Laurent Gachet, Costumes Marie-Laure Rocher
Un débat a suivi le spectacle...


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NOUS LE PRENONS SOUS NOTRE PROTECTION

Nous citoyennes et citoyens, soutenus par les organisations soussignées, nous constituons en comité de soutien à Yannick, jeune congolais réfugié couvert par la Convention de Genève, victime à Martigues de gravec violences policières dans la nuit du 28 au 29 janvier 2010: fracture spiroïdale du bras droit ayant nécessité une opération en urgence au centre hospitalier général de Martigues suivie de 45 jours d'ITT dont 15 jours d'ITT pénale.
C'est en conscience, en nous référant aux établis et dénoncés publiquement par l'OVPI (observatoire départemental des violences policières illégitimes) constitué de la Ligue des Droits de l'Homme, de la Cimade, du MRAP et de l'ACCAT, que nous prenons part à ce comité qui a pour objectifs:
-d'exprimer notre indignation face aux violences injustifiées dont a été victime Yannick
-de le soutenir moralement
-dans le cadre de la plainte qu'il a déposé près du Procureur de la République pour "coups et blessures volontaires", de lui apporter de l'aide dans le combat judiciaire qu'il mène désormais contre des policiers qui l'ont gravement blessé, avec séquelles durables probables.
-de lutter, au travers du cas de Yannick, contre toutes les formes de violences perpétrées par certains policiers trop souvent couverts par une impunité justement dénoncée par les rapports d'Amnesty Internationnal.

Asti,Cimade,Ensemble Citoyens,Ldh,Mrap,Cfdt,Cgt,Cnt,Fsu de Martigues,Fase,Npa,Parti de Gauche,Parti communiste,Parti socialiste,Verts ouest Etang de Berre.

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14 octobre 2009

WWW.UBU.COM

Honorer les valeurs de notre France, récompenser le mérite, se développer DURABLEMENT, moraliser même le capitalisme, éradiquer les paradis fiscaux, combattre l’injustice, écouter, communiquer, respecter, partager, protéger, sécuriser, travailler, s’efforcer, s’énerver, se fâcher, gronder, trépigner,déraper,mépriser, taper, niquer, écraser…

MERDRE alors ! Mais c’est notre petit roi UBU qui camoufle sa vilaine méchanceté, sa hargne à cumuler tous les pouvoirs, tous les profits, derrière tous ces jolis nobles mots, qu’on n’ose même plus employer.

A la trappe, les droits de l’homme,
A la trappe, les droits des enfant et leur défenseurs,
A la trappe, les services publics, la recherche, la poste, l’école laïque et républicaine,

A la trappe, les artistes et autres intermittents de la révolte,
A la trappe, le code du travail,
A la trappe, les promesses électorales,
Vive le profit pour les déjà nantis,
Vive la vulgarité bien française,
Vive les caméras de surveillance,
Gavons-nous et aidons les banques,
Chassons les bêtes sauvages qui peuplent nos forêts, venus de l’étranger,
Traquons les enfants bruns qui polluent nos écoles,
Affûtons nos couteaux, préparons nos fusils pour les renvoyer dans leur jungle natale…
N’avaient qu’à pas naître dans des pays en guerre, et puis faut bien que les armes qu’on vend servent à quelque chose.


Si comme nous, vous êtes écoeurés, révulsés, révoltés, ou même quelquefois lassés, découragés ou accablés, venez en discuter le 7 novembre à 14H00 (le lieu sera précisé ultérieurement).


Si, à chaque nouvelle mesure, à chaque déclaration ou dérapage, les bras vous en tombent, venez essayer de les relever avec nous.
Ensemble, Citoyens !
Peut-être que nous rassembler ponctuellement autour des films, des spectacles et des débats qui suivent, ne suffit plus.

Nous avons besoin d’idées fraîches, d’énergies nouvelles, même si pas durables (de lapin).

Bref, nous avons besoin de vous pour envisager l’avenir de notre association, pour mettre sur pied les actions à venir.
Edito bulletin octobre2009-Ensemble Citoyens
Dessins de Franck-

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07 mars 2009

ASSEMBLEE GENERALE 2009




ASSEMBLEE GENERALE
D' ENSEMBLE CITOYENS

JEUDI 2 Avril 2009 à 20h00

VENEZ NOMBREUX

Si la salle n'est pas prêtée nous nous réunirons comme d'habitude au 10 rue de la République chez Dominique "hébergeur militant".
Pour celles et ceux qui le souhaitent se serait sympa qu'on apporte de quoi grignotter..


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18 février 2009

SOUTIEN AU COMPAGNON D'EMMAÜS



Nous aussi....

Le 17 février dernier, un compagnon d'Emmaüs en situation irrégulière a été arrêté suite à une intervention des services de police dans les locaux de la communauté de la Pointe Rouge à Marseille.
Une telle arrestation va à l'encontre du principe d'accueil et de secours inconditionnel des personnes démunies quelle que soit leur situation.
Après avoir pris connaissance des investigations diligentées par la police au sein de la communauté d'Emmaüs de Marseille, nous, soussignés, reconnaissons avoir nous-mêmes priviligié l'accueil et le secours de personnes, fragilisées ou démunies, rencontrées à l'occasion de notre engagement professionnel, associatif ou militant, sans nous préoccuper au préalable de leur situation au regard de la loi.
http://placeauxdroits.net/petition2/?petition=16
Signer la pétition Voir les signataires

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27 janvier 2009

Manifeste "30.000 expulsions, c'est la honte"


MOBILISONS NOUS

Vous pouvez signer le Manifeste:

« 30.000 expulsions, c’est la honte »

http://www.c-est-la-honte.com/

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Manifeste « 30.000 expulsions, c'est la honte »

Plus de 30.000 ! Annoncé aussi fièrement qu'un taux de croissance flatteur, le nombre d'expulsions d'étrangers auquel la France a procédé cette année est présenté comme un « record » dont le pays devrait s'enorgueillir.

Pourtant, pour aboutir à de tels chiffres, se trouvent désormais expulsés du territoire des hommes et des femmes qui y vivaient depuis de nombreuses années et qui y avaient leur vie, leurs amis, leur conjoint, leurs enfants, leur travail et leurs espoirs.

Cette réalité doit faire prendre conscience à chacun que les personnes en situation irrégulière ne sauraient être ramenées, dans une logique populiste, à la catégorie administrative des gens à expulser.

Nous contestons donc cette vision consistant à voir dans chaque personne en situation irrégulière une personne à expulser. Chaque situation, à partir de critères clairs, doit être étudiée sans que les préfectures soient amenées à considérer les sans-papiers comme autant de personnes permettant de remplir un quota annuel d'expulsés.

Nous contestons cette pensée qui consisterait à laisser croire que frapper les « sans-papiers » permettrait de mieux intégrer les étrangers en situation régulière. D'ailleurs, l'évolution de la législation, que ce soit la remise en cause très grave du droit des étrangers à vivre en famille ou – comme le montra la volonté d'instaurer des tests ADN - la tentative de jeter la suspicion sur l'honnêteté des étrangers, montre à quel point le durcissement du discours envers les « sans-papiers » s'est accompagné d'un durcissement de la législation envers les étrangers en situation régulière.

Nous contestons tout autant cette idée selon laquelle frapper les étrangers permettrait aux nationaux de mieux vivre. Dans l'angoisse de la crise économique, l'étranger – incarnation physique de la mondialisation - fait sans doute figure de bouc émissaire idéal. Mais qui peut croire que retirer des droits aux étrangers, qu'ils soient ou non en situation régulière, entraînerait un mieux-être pour les Français ? Qui peut croire qu'expulser des étrangers à tour de bras contribuerait à faire reculer le chômage, l'insécurité ou les problèmes de pouvoir d'achat et de logement ? En réalité, la régression des droits et des garanties pour les étrangers n'est jamais la marque du progrès des protections offertes au reste de la population.

Parce que ses fondements et ce qu'elle entraîne sont profondément contraires à l'idée que nous nous faisons de la dignité humaine et mettent en péril l'idéal de fraternité indissociable de la promesse républicaine, nous appelons le Gouvernement à mettre fin à sa politique du chiffre en matière d'expulsions.

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23 janvier 2009

lettres à Hortefeux lues par Jeanne Moreau

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06 décembre 2008

SOUTIEN A ALAIN REFALO INSTITUTEUR

POUR TEMOIGNER DE VOTRE SOUTIEN A ALAIN REFALO
VOUS POUVEZ SIGNER LA PETITION EN CLIQUANT SUR LE LIEN :


http://31.snuipp.fr/spip/spip.php?article33

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MANIFESTE DE DESOBEISSANCE

Manifeste de désobéissance

Monsieur le Ministre de l'Education nationale
s/c de l'inspecteur(trice) d'Académie

Pour avoir écrit cette lettre à son inspecteur, Alain Refalo, professeur des écoles à Colomiers (31) est menacé de sanctions.
Je tiens à vous faire savoir que je soutiens ce collègue et que,
comme lui, je ne puis plus me taire !
C'est pourquoi je m'engage en toute conscience, dans la même démarche de désobéissance,car il est de mon devoir, en tant que personnel de l'Education nationale, de résister au démantèlement de ce service public.



Colomiers le 6 novembre 2008
Monsieur l'Inspecteur
,

Je vous écris cette lettre, car aujourd'hui, en conscience, je ne puis plus me taire !
En conscience, je refuse d'obéir.
Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l'Education Nationale s'est engagé qui désespère de plus en plus d'enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l'opinion des enseignants qui
sont pourtant les « experts » du quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l'école se succèdent, suscitant tantôt de l'inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement.
La méthode est détestable.
Elle témoigne de beaucoup de mépris et d'arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La qualité d'une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre.
L'Education Nationale n'est pas l'armée ! Il n'y a pas d'un côté ceux qui décident et d'un autre côté ceux qui exécutent ! L'honneur de notre métier est aussi de faire oeuvre de raison, de critique et de jugement.
Aujourd'hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l'Education Nationale n'est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce gouvernement l'attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui aggravent une situation d'enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l'alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu'aucun bilan de leur action n'a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant dans les associations complémentaires de l'école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l'utilité n'est plus à démontrer, la mise en place d'une agence chargée du remplacement avec l'utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d'Administration, la dévalorisation du métier
d'enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif. Sans compter, ce qui m'est le plus insupportable, l'insistance à dénoncer le soit disant « pédagogisme », c'est à dire les mouvements pédagogiques qui, depuis des décennies, apportent des réponses innovantes, crédibles, raisonnables à l'échec scolaire.

Le démantèlement des fondements de l'Education Nationale est un processus que je ne peux accepter sans réagir. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement. En conscience, je refuse de me prêter par ma collaboration active ou mon silence complice à la déconstruction d'un système, certes imparfait, mais qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre tout autant un « art de faire » qu'un « art de vivre », en donnant toutes ces chances à chaque élève, sans aucune distinction.

1. les « nouveaux » programmes constituent une régression sans précédent. Ils tournent le dos à la pédagogie du projet qui permet aux élèves de s'impliquer dans les savoirs, de donner du sens à ce qu'ils font, de trouver des sources de motivation dans leur travail. Cette vision mécaniste et rétrograde des enseignements, qui privilégie l'apprentissage et la mémorisation, va certainement enfoncer les élèves en difficulté et accentuer l'échec scolaire.
Ces programmes sont conçus pour pouvoir fournir des résultats « quantifiables, publiables et comparables ». Or, « en éducation, tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable en termes d'acquisitions immédiatement repérables »(Philippe Meirieu). Nous sommes bien dans une logique d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais, les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est à dire sur la progression des résultats chiffrés.
C'est notre liberté pédagogique qui est ainsi menacée. Dans la mesure où les programmes de 2002 n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse et que d'autre part nous ne savons toujours pas qui a élaboré et rédigé les programmes de 2008, d'ailleurs sans aucune concertation digne de ce nom, nous sommes en présence d'un déni de démocratie et de pédagogie. Pour toutes ces raisons, je considère que ces programmes sont totalement
illégitimes. C'est pourquoi en conscience, j'ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l'esprit des programmes de 2002.

2. Tout particulièrement, je refuse de m'inscrire dans la logique d'une « instruction morale et civique » aux relents passéistes. C'est une insulte faite aux enseignants et aux élèves de penser que l'inscription d'une règle de morale au tableau, apprise par coeur par les élèves, fera changer un tant soit peu leur comportement ! Aujourd'hui, plus que jamais nous avons
besoin de mettre en place dans nos classes des dispositifs qui offrent aux élèves la possibilité de se connaître, de se rencontrer, d'échanger, de se respecter. Nous avons besoin d'une éducation au vivre ensemble, car si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L'éducation citoyenne est l'un des piliers de l'école pour construire une société ouverte, démocratique et
libérée de l'emprise de la violence. La priorité aujourd'hui est d'apprendre aux élèves à se respecter, à réguler positivement les inévitables conflits du quotidien par la parole, la coopération, la médiation. Aujourd'hui, comme hier, en conscience, j'ai fait le choix d'une éducation citoyenne qui permette aux élèves de découvrir leur potentiel créatif et émotionnel au service du mieux vivre ensemble.

3. La réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26 h à 24 h apporte des bouleversements tels dans l'organisation des écoles, qu'il faut aujourd'hui parler de désorganisation structurelle. Le dispositif d'aide personnalisée pour « les élèves en difficulté » n'est qu'un prétexte démagogique pour supprimer les RASED. Ce dispositif
porte un coup fatal à la crédibilité du métier d'enseignant. En effet, de nombreuses expériences pédagogiques d'hier et d'aujourd'hui ont montré et montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l'ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de
coopération, de tutorat, de travail différencié, d'ateliers de besoin, etc. Le dispositif actuel considère que la difficulté doit être traitée de façon « médicale », avec un remède individuel, en dehors de toute motivation et de tout projet de classe. C'est une grave erreur. Ce dispositif est une faute contre l'esprit et la pédagogie. Dès la rentrée, en conscience, je n'appliquerai pas ce dispositif d'aide personnalisée tel qu'il est actuellement organisé. Ces deux heures seront mises à profit pour mener à bien un projet théatre, avec tous les élèves de la classe, répartis en demi-groupe, le mardi et le vendredi de 15 h 30 à 16 h 30, ceci avec l'accord des parents.

4. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires à destination des élèves de CM1 et CM2 sont eux aussi des dispositifs scandaleux et démagogiques destinés à caresser l'opinion publique dans le sens du poil. Mis en place sous le motif populiste qu'il est anormal que seuls les riches peuvent se payer des heures de soutien scolaire (dixit notre
ministre), ces stages dont certains ne seront pas animés par des enseignants, ne règleront en rien l'échec scolaire. Ils sont destinés à appâter les enseignants qui souhaitent faire des heures suppléméntaires avec bonne conscience, alors que dans le même temps des milliers
de postes sont supprimés, aggravant ainsi les conditions de travail dans les écoles. Parce que je respecte profondémént les élèves qui ont des difficultés et leurs parents et que je suis persuadé que ce dispositif est néfaste, je continuerai à refuser de transmettre des listes d'élèves pour les stages de remise à niveau.

5. La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève n'est pas autre chose qu'une loi de remise en question des modalités d'application du droit de grève. Il est demandé aux enseignants de se déclarer grévistes 48 h avant la grève afin que ce service minimum puisse se mettre en place. Ce qui signifie clairement que les enseignants doivent
collaborer à la remise en cause du droit de grève ! On ne saurait être plus cynique ! La commune de Colomiers ayant décidé de ne pas organiser ce service minimum d'accueil des jours de grève, il devient inutile de se déclarer gréviste 48 h avant. En conscience, je ne me déclarerai pas gréviste à l'administration et j'informerai les parents trois jours avant de mon intention de faire grève.
Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit : « Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c'est possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit, libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c'est celle de la pédagogie de la liberté. [...] Nous n'avons rien à lâcher sur ces
principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deça de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.
Et devant les errances de la modernité, le professeur n'a rien à rabattre de ses ambitions, bien au contraire... Face à la dictature de l'immédiateté, il doit travailler sur la temporalité. Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l'émergence du désir. Contre les rapports de force
institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d'éviter la sélection par l'échec, il doit incarner l'exigence pour tous.
Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle exige du courage. Et la force de nager à contrecourant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean Luc Godard, « c'est la marge qui tient la page. » »
Si aujourd'hui je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrai plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de
mon devoir de refuser d'appliquer ces mesures que je dénonce. Je fais le choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance que cette résistance portera ses fruits. J'espère que, collectivement, nous empêcherons la mise en oeuvre de ces prétendues
réformes. Cette action est une action constructive car dans le même temps il s'agit aussi de mettre en place des alternatives pédagogiques concrètes, raisonnables et efficaces.
Monsieur l'Inspecteur, vous l'avez compris, cette lettre n'est pas dirigée contre vous, ni votre fonction, mais je me dois de vous l'adresser et de la faire connaître. Le propre de l'esprit responsable est d'agir à visage découvert, sans faux-fuyant, en assumant les risques inhérents à cette action.
C'est ce que je fais aujourd'hui.
Je vous prie de recevoir, Monsieur l'Inspecteur, l'assurance de mes sentiments déterminés et respectueux.
Alain Refalo, professeur des écoles, Ecole Jules Ferry, Colomiers (31)

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18 octobre 2008

LA MOTION FANTOME

La motion de soutien aux sans papiers proposée par le réseau éducation sans frontière a une fois de plus été "boycottée"par la majorité municipale lors du dernier conseil municipal.

Vos réactions?

Surprise? Etonnement?Ecoeurement?Déception?...Ou pas?






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17 octobre 2008

BETONAGE DE LA PLAGE DE FERRIERES-REAGISSEZ AUX PROPOS DU MAIRE DE MARTIGUES



Ci-dessous une citation du maire de Martigues lors d'un rassemblement "pro-jardin"à Ferrières samedi dernier rapportée par le journal "la provence":

"le quarteron de félons qui ne disent que des mensonges.... Cette anse, elle a une histoire mais la plage, elle est artificielle. A l'époque, c'était un cloaque, un marécage dans lequel se jetaient deux égouts géants. On nous dit que les Martégaux venaient s'y baigner mais les vieux Martégaux n'ont jamais pris le bain là. Ils allaient plutôt à Tholon!"

Vous pouvez réagir et poster vos commentaires

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11 octobre 2008

VIDEO MANIFESTE DES INNOMBRABLES-RESF


CLIQUEZ SUR LE TITRE POUR VOIR LA VIDEO


Actualité du RESF 13

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REVUE DE PRESSE DE RAS L'FRONT

CLIQUEZ SUR LE TITRE POUR ACCEDER A LA REVUE DE PRESSE

08 octobre 2008

Les droits des étrangers ne peuvent se réduire à un marché!!!


Signer la pétition Voir les signataires

Pour le retrait de la réforme ministérielle qui modifie les conditions d'intervention de la société civile dans les centres de rétention administrative!
Nous signataires, à la suite de nombreuses associations (*), exprimons notre préoccupation concernant le contenu du décret du 22 août 2008 et de l’appel d’offres consécutif qui modifient les conditions d’intervention dans les centres de rétention administrative (CRA) quant à l’a et l’aide à l'exercice des droits des étrangers.
La mission telle qu’exercée jusqu’à ce jour par la Cimade auprès des étrangers retenus dans les CRA afin « de les informer et de les aider à exercer leurs droits » sera remise en cause par ces nouvelles dispositions :
la réforme dénature la mission car l’assistance à l’exercice effectif des droits des personnes retenues est désormais réduite à une seule mission d’information ;
l’émiettement de cette mission contrarie toute observation, analyse et réaction d’ensemble sur la situation prévalant dans les centres de rétention. Il entrainerait, outre une inégalité de traitement, une réduction de la qualité de l'aide apportée aux étrangers ;
l’ouverture de cette mission par voie d’appel d’offres de marchés publics à des opérateurs autres que les associations spécialisées menace l’exercice des droits fondamentaux des personnes retenues ;
l’exigence de neutralité, de discrétion et de confidentialité revient à entraver toute parole publique de témoignage et d’alerte sur certaines situations contraires au respect des droits fondamentaux.
Cette volonté d’entraver l’action de la société civile est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient dans un contexte marqué par une politique du chiffre en matière d’éloignement des étrangers et les menaces contenues dans la directive « retour » adoptée par le Parlement européen(**).
Nous, signataires, considérons que, telle qu’elle est envisagée, la réforme des conditions d’intervention en rétention n’est pas acceptable.
Nous exigeons du gouvernement de renoncer à sa réforme.
Nous demandons au gouvernement d''engager une concertation avec l’ensemble des organisations qui dans notre pays sont attachées au respect des droits des étrangers.
(*) DECLARATION inter associatives, Sur les dangers de la réforme ministérielle relative aux interventions de la société civile dans les centres de rétention administrativeCommunique du Syndicat des Avocats de France Appel lancé par le Gisti « Etrangers, silence on enferme ! » Le Monde du 4 octobre : Eva JOLY : Omerta sur les clandestins Communiqué de la CIMADE Communiqué d'Amnesty Communiqué de presse du Réseau Education Sans Frontières (RESF) Communiqué de FTDA
(**) Pour comprendre les enjeux de la Directive "retour"
Signer la pétition Voir les signataires
Urgent!! Ecrivez au Ministre de l'immigration, à ses conseillers, à l'Elysée pour leur demander le retrait de la réforme...
Inspirez vous du texte de la pétition. Evitez les invectives et veuillez rester courtois.Merci de nous faire passer une copie.
101 rue de Grenelle 75007
Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30
Par mail, écrire à son conseiller : patrick.stefanini@iminidco.gouv.frElysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Contact : retraitreforme@placeauxdroits.net

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